30 avril 2014

Guacamelee

Le folklore mexicain... un univers que je n'avais pas rencontré depuis Grim Fandango en 1998 ! Il faut dire que ce n'est pas un thème courant dans le jeu vidéo et j'avoue que ça ne m'attirait pas spécialement quand j'ai découvert Guacamelee.

Pourtant, j'ai été conquis pas l'ambiance qui se dégage de ce jeu, c'est bourré de petits gags, de phrases en espagnol et d'affiches parodiques à la sauce Mexicaine (ahah...) et l'ensemble est une vrai réussite.

Guacamelee

¡ órale !

L'histoire est simple, mais délicieusement délirante : Juan, notre héro, est tué en tentant d'arracher sa promise, la fille d'El Presidente des griffes du redoutable Calaca. Dans le monde des morts, il trouve un masque de lutteur mexicain qui lui donne des pouvoirs de combattant et lui permet de regagner le monde des vivants pour y prendre sa revanche. Durant son aventure, il devra affronter une sorcière folle de jalousie, un cow boy à la tête enflammée et biensur l'armée squelette de Calaca. Il sera heureusement aidé par un vieux maître transformé en bouc et par un coq entraîneur de catch.

Les décors sont superbes, bourrés de détails et les couleurs nous éclatent la rétine. C'est beau, coloré, fluide, rapide. Peut être un peu trop parfois, car l'avertissement qui nous met en garde contre les crise d’épilepsies est bien approprié dans certaines séquences !

Le jeu est bourré d'humour, que ce soit dans les dialogues ou dans les petites surprises cachées dans les décors. J'en ai déjà parlé, mais les références à d'autres jeux sont très nombreuses et apportent une saveur unique à ce titre. N'oublions pas non plus de rendre hommage à la musique, la aussi très agréable même après de nombreuses heures, et toujours dans l'esprit mexicain.

La lucha libre

Les combats sont un vrai bonheur, car les mouvements sont simples et riches à la fois. On dispose d'une touche pour effectuer les coups simples, il est possible d’enchaîner jusqu'à 3 coups avec cette attaque, le dernier envoyant valser l'adversaire au loin. Il est aussi possible de ne donner que 2 coups et poursuivre par un "launcheur", c'est à dire en appuyant sur haut et le bouton d'attaque, votre ennemi sera envoyé en l'air, et il sera ensuite possible de sauter pour lui remettre un combo de 3 attaques dans la face.

Mais comme tout bon lutchador, il est bien évidement possible d'effectuer des chopes. Ces dernières ne sont disponibles qu'une fois que l'on a un peu tapé sur un ennemi. On peut ensuite l'attraper et le propulser dans n'importe quelle direction. Il est donc possible de l'envoyer en l'air pour continuer le combo, ou de s'en servir comme projectile pour assommer d'autres ennemi que l'on ira bien sur choper à leur tour...

Il existe aussi des coups spéciaux, qui consomment cette fois de l'énergie mais sont très puissants et qui permettent de rallonger encore plus les combos. On peut aussi parler de la roulade, rend le personnage invincible pendant un court instant et qui permet donc d'éviter des coups et des projectiles.
Cerise sur le gâteau, les coups spéciaux et roulades permettent d'effectuer des "cancel" et augmentent donc d'autant la rapidité des combats et les possibilités de combos. Une fois maîtrise, les combats deviennent donc des ballets aériens ou les coups pleuvent et volent dans tous les sens.

Las plataformas

A la manière d'un Metroid, vous êtes libres de vos déplacements dans les niveaux, mais serez régulièrement bloqué par des obstacles nécessitant des pouvoirs spécifiques. Le jeu est un peu linéaire dans son cheminement, mais il existe de nombreux passages secrets qui ne seront accessibles que plus tard dans le jeu, encourageant à revenir en arrière pour trouver de nouveaux bonus et faire évoluer votre personnage.

On pourrait reparler des coups spéciaux dans cette partie, car s'ils sont puissants pour combattre, ils sont carrément indispensables pour les phases de plateformes. On retrouve un système assez proche de Super Smash Bros par exemple, ou les coups spéciaux permettent de gagner de la hauteur ou de la distance, et combinés aux doubles sauts et autres wall jump... et bien on vole quasiment ! Certains passages sont très difficiles demandent d'utiliser à la perfection l'ensemble des mouvements disponibles.

On apprend beaucoup de pouvoirs dans ce jeu, et c'est peut être un des défauts du jeu : il demande une grande coordination entre les différents mouvements et pouvoirs. A la fin de ma première partie, je commençais sérieusement à m'embrouiller entre toutes les touches, ce qui peut se révéler un peu frustrant.

Conclusion

Guacamelee est une vrai perle : c'est drôle, fun et le challenge est au rendez-vous. Le jeu se termine en 6 ou 7 heures, mais j'y ai déjà passé plus de 20 heures, et pour ceux qui pensent qu'il est trop simple, je vous encourage à débloquer la vrai fin et terminer tous les défis de "El Infierno" avec médaille d'or. Les designers ont en effet placé les grosses difficultés dans les parties facultatives du jeu, ce que je trouve vraiment bien.

Et je n'ai même pas parlé du speed run, mais le jeu est vraiment taillé pour. Un compteur est inclus dans le jeu et une petite communauté de joueurs très active trouve sans cesse de nouvelles astuces. Je vous recommande FriedEel, Protongue et Bagelthiet les détenteurs des records actuels et qui postent beaucoup de tricks sur leurs chaines respectives.

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