23 janvier 2019

Iconoclast

Iconoclast est un jeu de plateforme en 2D avec des éléments de type "Metroidvania" ainsi que de quelques puzzles. L'histoire est relativement développée et prend place dans un univers dirigé par une curieuse religion qui contrôle de prêt l'usage de la mécanique.

Ce jeu est une bonne surprise sortie au début de l'année dernière. Il a été réalisé par une seule personne, ce qui est assez exceptionnel pour être signalé ! Malheureusement, je me rend compte que j'ai beaucoup de reproches à faire à Iconoclast même si c'est un jeu que j'ai énormément apprécié. Essayez de garder ça en tête car je m'aperçois que j'ai été un peu trop sévère dans cette review.

Gameplay

On va commencer par un point sur lequel je suis assez mitigé. Le gameplay est en effet varié mais tout n'est pas réussi.

La maniabilité est excellente et notre personnage réagit très bien. Les phases un peu plateformes sont donc correctes et les déplacements sont plutôt agréables en général. Les puzzles sont également assez intéressants et j'aurais aimé qu'il y en ai plus. En revanche, en ce qui concerne les phases d'actions, il s'agit vraiment du point faible du jeu. Les différentes attaques proposées ne sont pas très satisfaisantes et les combats sont souvent incompréhensibles.

En effet, la plupart des ennemis rencontrés doivent être tués à l'aide d'une arme ou d'une stratégie bien précise et ils sont alors insensible à tout le reste. Malheureusement, le jeu est vraiment mauvais pour communiquer ce qu'il faut faire et même lorsqu'on a comprit, il est difficile de tout retenir. On apprend par exemple comment tuer un adversaire en particulier pour le combattre à nouveau plusieurs heures plus tard. Désolé, mais je ne me souvient plus de son point faible à ce moment !

De plus, nous disposons de beaucoup d'armes et de variantes de tirs différents. Vers la fin du jeu, avec la multiplication du nombre de possibilités, ça devient trop fastidieux de se rappeler de tout ça. Ce qui fait qu'au bout d'un moment, je me contentais simplement de fuir car il y a peu de raisons de combattre les ennemis rencontrés sur notre route.

Les boss quand à eux sont plus des puzzles que de la plateforme/action. Il est difficile de comprendre ce qu'il faut faire mais une fois la solution trouvée ou les patterns appris, ils deviennent plutôt simples.

Un jeu très varié

Heureusement, le jeu est assez varié et se renouvelle sans arrêt. On pourra par exemple jouer d'autres personnages à quelques rares occasions, ce qui nous offrira des possibilités et des déplacements différents. Il y a beaucoup d'idées et de surprises et c'est toujours appréciable de varier un peu le gameplay de base !

Toutefois, le grand nombre d'idées se retourne un peu contre Iconoclast et le jeu veut surement trop en faire. Le résultat, c'est qu'on dispose d'énormément d’éléments de gameplay mais qu'aucun ne brille particulièrement. Certaines idées font mouches mais d'autres sont un peu ratées.

Par exemple, on peut explorer le monde assez librement, comme dans un metroidvania. Ce n'est pas très utile car le jeu est très linéaire et je pense qu'il aurait gagné à l'être encore plus. On n'a en effet jamais le choix de l'endroit ou l'on doit aller mais les niveaux sont vastes et je me suis parfois senti un peu perdu. Étrangement, on fini par gagner un moyen de se téléporter mais il arrive très tard dans le jeu, à un moment ou cette capacité devient totalement inutile.

Il y a bien quelques bonus à récupérer lorsqu'on obtient de nouvelles capacités mais ils n'ont presque pas d'impact sur le jeu, ils plairont seulement à ceux qui cherchent le 100%. Il existe un système de "craft" mais il n'a pas un grand intérêt car on ne peut équiper qu'un très petit nombre d'améliorations et j'ai passé les 3/4 du jeu avec les mêmes. Au bout d'un moment, je n'ai pas vu d'intérêt à en mettre d'autres et certaines sont bien trop spécifiques pour justifier l'occupation d'un emplacement.

Histoire

Pour nous pousser à avancer, le jeu dispose d'une histoire très développé, ce qui est plutôt rare dans un jeu de plateforme en 2D ! Iconoclast dispose en effet d'un univers très original et de protagonistes plutôt intéressants.

Il y a de nombreux petits dialogues que j'ai vraiment adoré et je n'étais jamais lassé de voir ces différents personnages interagir. On peut d'ailleurs regretter que Robin, notre avatar, ne parle pratiquement pas. Je trouve d'ailleurs que ça n'apporte pas grand chose puisqu'on nous demande parfois de nous exprimer en répondant à des questions et nous n'incarnons donc pas quelqu'un de muet.

Beaucoup de scènes sont très drôle, que ce soit par les dialogues ou par les situations. D'ailleurs, je voudrais donner une mention spéciale à la qualité graphique et aux animations qui sont vraiment excellentes. Elles rendent les personnages très expressifs et le jeu est bourré de petits détails.

Toutefois, l'histoire n'est pas aussi amusante qu'il n'y parait au départ. Elle devient vite plutôt sérieuse et même étonnamment tragique dans sa dernière partie. Parmi les thèmes abordés, il s'agit principalement de la religion ainsi que l'utilisation de la violence. Il est assez perturbant de voir une ambiance qui semblait si légère devenir aussi sombre dans sa deuxième moitié mais j'ai trouvé que cela donnait une vrai personnalité au jeu.

Je dois toutefois avouer que je n'ai pas tout compris à cette histoire et certaines choses sont resté plutôt confuses pour moi. Il y a de petits détails que l'on peut parfois observer et qui se révèlent finalement importants pour comprendre certaines subtilités. J'ai donc été très intrigué par cet univers très original et j'aurais aimé en savoir encore plus ! 

Conclusion

Un jeu vraiment bon mais qui m'a pas mal énervé par le manque de clarté de ses combats. Toutefois, j'ai énormément d'affection pour ce jeu, grâce à sa réalisation et son univers si unique.

Il y a beaucoup d'idées différentes : des puzzles, des boss, des phases ou l'on dirige plusieurs personnages… Bref, on ne s'ennuie pas !

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