
On reconnait facilement un bon jeu de rôle. Quand on s’y laisse prendre, que plus on y joue, plus on l’aime, qu’il vous empêche de dormir le soir, car l’histoire occupe vos pensées…
Et ça fait longtemps qu’un jeu ne m’avait pas autant passionné. Autant le dire tout de suite, Fallout New Vegas est bien un jeu de la trempe de Fallout 1 et 2.
Souvenirs, souvenirs
Je me rappelle mes premiers pas dans le jeu de rôle PC, c’était probablement avec Fallout, le premier. Mon oncle avait ce jeu, posé sur son bureau, il me semblait avoir vu ce nom dans un magasine, je lui avais donc emprunté pour le tester. Premier contact, ce n’est pas très beau, ça a l’air un peu pourri. Mais après à peine 15 minutes de jeu, j’étais accro.
L’univers était original, les combats intéressants et le jeu est tout bonnement passionnant. Dès que le 2 est sorti, j’ai utilisé mon talent élevé en discours pour que mes parent m’emmènent l’acheter et ça a été une nouvelle claque. L’univers avait bien évolué, des villes plus organisées étaient apparues, et le jeu arrivait à être encore meilleur que son ainé…
Malheureusement, Fallout 3 n’a pas été la renaissance du mythe, comme beaucoup le craignaient. Le jeu est sympa, les décors sont superbes, mais l’ensemble laisse un coté froid, et aseptisé, loin du ton du Fallout original, et les quêtes ne sont pas vraiment très intéressantes.
Mais avec New Vegas, la série revient très très fort.
Des personnages
Le jeu est réellement violent. Je ne parle pas des combats et de ses nombreux démembrements en cas d’attaque trop appuyée sur un membre, mais bien de la violence des humains qui peuplent ce monde. On rencontrera des situations encore plus atroces que dans les premiers Fallout. On pourra faire la connaissance de cet ancien soldat, dont la femme a été vendue à des esclavagistes, d’un maitre d’hôtel qui tente d’introduire le cannibalisme dans son restaurant, ou de ce fanatique qui organise une loterie pour savoir comment seront exterminé les habitants d’une ville…
New Vegas comporte heureusement son lot de brave types, certains tentent de rendre le monde meilleur, même si ils ne s’y prennent pas d’une manière forcément douce. Mais parmi tous les personnages que l’on rencontre, tous ont une histoire, des idées, un but dans la vie, et c’est vraiment ce qui fait la force de cet univers. C’est indéniable, la grande réussite de ce jeu a été de reprendre les décors magnifique de Fallout 3, et de les peupler avec des personnages variés et crédibles.
Un monde à explorer
L’autre chose qui m’a passionné dans ce jeu, c’est le coté exploration. Le monde est vaste, sans être immense, mais le moindre lieu a un sens. Il n’y a pas de grotte « inutile », ou de lieu totalement vide, il y a toujours quelque chose à découvrir, même si c’est très bien caché.
Je vais spoiler un peu, et raconter ma découverte de la confrérie de l’acier :
Je me suis mis à la recherche de la confrérie, car c’est une faction que j’ai toujours adorée. Une rumeur m’a apprit leur emplacement supposé, je me suis donc rendu sur les lieux. Sur place, je découvre une sorte de terrain vague entouré de grillages un peu pourris.
Je fouille un peu, et découvre un bunker, à l’intérieur, une petite salle, avec une porte et un interphone, j’appelle, mais aucune réponse et mon faible talent en crochetage ne me permet pas d’ouvrir la porte.
Je ressors, me promène un peu plus et tombe sur un autre bunker, qui semble squatté par quelqu’un. Je lis son journal, qui m’apprend qu’un « phénomène » éloigne les prédateurs la nuit. Je décide donc d’attendre la nuit pour voir ce qui s’y passe et constate qu’une tempête de sable se déclenche sur toute la zone.
Je parcours à nouveau la zone, et tombe sur une patrouille de la confrérie qui me descend à coup d’armes laser.
Reload… Je refais la même, mais cette fois je tente une approche discrète, après avoir demandé à cet idiot de chien de m’attendre un peu plus loin, car il attaque les ennemis à vue. Cette fois je parviens à contourner la patrouille, et à pénétrer dans le bunkers d’où ils sont sortis.
Je tombe alors sur le responsable de la sécurité qui me réserve un accueil pas des plus chaleureux, mais il m’apprend que l’ancien veut me rencontrer… Je ne suis pas sauvé, mais je suis entré, et ils ne m’ont pas tué.
Par la suite, j’ai pu peu à peu en apprendre plus sur eux, gagner leur confiance et travailler pour eux, plusieurs heures de jeux et l’accès et des technologies très évoluées débloquées grâce à une petite enquête.
En vrac
Pour finir, quelques autres choses que j’ai adoré, mais je ne vais pas m’étendre car l’article est déjà bien long :
La feuille de personnage est très bien utilisée, les compétences ont toutes leur utilité. Les dialogues peuvent utiliser celles ci pour influencer quelqu’un. Ce qui est amusant, c’est que le jeu vous propose d’utiliser cette compétence même si vous êtes trop faible et sur d’échouer. Ca permet de voir qu’il y avait un autre moyen de passer ce dialogue, et il y a bien de nombreuses façons de jouer au jeu, je l’ai déjà recommencé avec un personnage complètement idiot mais doué en combat, et les moyens de « remporter » un dialogue sont parfois surprenants.
L’infiltration est très réussie dans ce jeu, on peut s’amuser à faire un vrai petit voleur en détroussant des gens, pourquoi pas leur voler la clé de leur chambre pour s’y glisser discrètement et voler quelques objets. Ca sera parfois très utile pour certaines quêtes.
Le jeu commence directement ! Pas d’intro qui dure 1 heure comme dans Oblivion ou Fallout 3, la création du personnage prend 5 minutes et après on est libre, même si la ville de départ nous sert de tutoriel, on est libre de partir immédiatement. J’ai fais le test, et on peut rejoindre New Vegas directement au niveau 1 en moins d’une demi heure, en étant prudent.
Conclusion
La plus grande réussite de ce jeu pour moi, c’est d’avoir réussi à me donner envie de le découvrir. Je me rend compte que ces derniers temps, les jeux m’ont rendu de plus en plus faignants. Fallout New Vegas m’a redonné le gout à l’exploration, l’envie de persévérer pour découvrir les secrets qui s’y cachent.
La durée de vie est très bonne, la quête principale n’est pas très longue mais vous demandera des choix difficile qui risquent dans tous les cas de vous mettre pas mal de gens à dos. Les quêtes secondaires sont innombrables.
Qu’en est il de la bande son ? (chose ultra importante selon moi ^^) C’est vrai que Fallout 3 ne m’a pas donné envi d’y jouer mais en voyant quelques vidéos tests et en lisant quelques articles sur ce nouvel opus : il me parait vraiment intéressant.
Question à la con : peut on faire un voleur ^^?
Pour la musique, elle se fait assez discrète. On retrouve des musiques de Fallout 1 et 2. Quand on se balade et qu’un combat commence la musique change, il me semble avoir entendu des musiques à la Fallout 3, mais je ne suis pas sur.
Pour ton voleur, je partirais sur un perso doué en discrétion, crochetage, et une troisième au choix, soit discours, soit une compétence de combat, mais ça doit se faire, sans monter discrétion plus que ça, j’arrivais régulièrement à faire les poches des gens.