Virtue and a Sledgehammer

Beaucoup se tournent vers la thérapie, mais vous avez choisi l'option la plus audacieuse : une masse...

Virtue and a Sledgehammer parle d'IA et de conscience. Mais il parle aussi de famille et de choix. Nina a fait le sien, elle veut prolonger la vie en numérisant le cerveau de personnes mourantes. Selon elle, leurs personnalités artificielles sont indiscernables de ce qu'ils étaient de leur vivant. Pratel a préféré la violence... Bouillonnante de colère et armée d'une masse, elle se rend dans la ville de son enfance, transformée en paradis robotique, afin de tout détruire sur son passage. On n'ouvre pas les portes dans ce jeu, on explose les murs...

J'en ai peu parlé ici, mais je déteste l'IA, et je déteste par-dessus tout l'industrie qui est derrière. Je n'étais pas spécialement énervé en découvrant ce jeu, mais, visiblement, avoir comme seul moyen d'expression une masse de 10kg m'a mis dans l'ambiance ! Je me suis pris au jeu... Et quand j'ai commencé à voir les robots comme autant de petits ChatGPT singeant les humains avec leurs phrases banales, je n'avais qu'une envie : leur exploser la tronche.

Et c'est comme ça qu'on progresse dans ce jeu. On casse des maisons, et on décide si on épargne ou pas toutes ces IA qui nous supplient ou qui tentent de nous convaincre que leur existence est réelle. Et il est bien sûr possible de commencer à douter, le jeu ne se positionne pas de façon si tranchée que ça. Toutefois, on est clairement placé du point de vue de Pratel, et les messages de remerciements dans les crédits viennent témoigner un peu plus du découragement qui peut être ressenti par les petits créateurs.

À noter qu'on ne fait pas qu'exploser des objets dans ce jeu, on recherche également des souvenirs, et l'histoire est remplie de flashbacks. La thématique des relations familiales, notamment abusives, est une des grosses composantes du jeu. La question principale concerne le fait d'aimer des proches pour qui on éprouve aussi de la haine. C'est donc un jeu qui contient des scènes assez lourdes, et il est logique qu'il ne dure pas bien plus de 3 heures. Personnellement, il m'a mis assez mal ! Je pense qu'il va me marquer pour un bon moment, mais il faut maintenant que je digère tout ce que j'ai vécu...

Conclusion

Virtue and a Sledgehammer est un jeu à histoire qui mélange des inquiétudes dans l'air du temps avec des questions intemporelles sur la famille et sur l'existence. C'est un jeu très expérimental et son impact sur vous dépendra beaucoup de votre rapport à ses thématiques. Personnellement, j'ai trouvé ça très réussi.

Horripilant

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